Se serrer les coudes, pas les mains, à Montierneuf en 2020

04 avril 2020

Symphonie confinée-la tendresse, proposée par Anne-Claire et Simon

 "ça me fait penser à nos soirées conviviales"

 



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Info transmise par Bernard

"Bonsoir

Voici ce que j'ai reçu de la part de mon ancienne paroisse vers l'Isle-Jourdain  (le Montmorillonais est spécialisé dans l'élevage du mouton).

Si vous êtes confinés nombreux, ou si vous avez un grand congélateur ...

Bon appétit, et en attendant, bon weekend

Bernard"

Pour soutenir les agriculteurs locaux, vous pouvez commander de l'agneau avant lundi 6 avril

Cliquez sur le lien bleu

Agneau

 

[Je garde le souvenir ému du premier Aïd el Kebir de notre vie au Soudan en 2001 : fête du mouton. C'était plusieurs jours fériés, tous les magasins fermés, on n'avait pas spécialement anticipé...

Abdel Wahid, qui travaillait avec Thierry, est venu nous apporter un morceau de mouton. Aïd el Kebir, c'est le moment où l'on partage : on rend visite aux uns et aux autres pour apporter un morceau de viande.

Le ramadan commencera cette année autour du 23 avril.

Agnès]

 

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Méditation Taizė samedi 4 avril

Ainsi parle le Seigneur : Voici que je fais du neuf, déjà il pointe, ne le reconnaissez-vous pas ? Oui je vais tracer une route dans le désert, et mon peuple chantera ma louange. (Is 43,18-21)

Qui a connu dans sa jeunesse l’approche de la mort le pressent : plus que le corps, c’est d’abord l’intime de soi-même qui a besoin d’une guérison. D’une enfance ou d’une jeunesse chargées d’épreuves peut naître l’audace de prendre des risques pour l’Évangile. Proche est la confiance…

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03 avril 2020

Mario nous propose "Le Lac" de Lamartine

« Ô temps suspends ton vol ! 

Et vous, heures propices, suspendez votre cours ! …/… »

 

Ce passage du poème de Lamartine rejaillit en moi de temps à autre ces derniers jours…

Du coup, je viens de le relire, et vous le livre, si cela vous dit de le (re)lire en entier.

 

Il s’agit du poème LE LAC paru dans les Méditations poétiques en 1820.

1820 ! Cela fait exactement 200 ans cette année !!! qu’un poète avait évoqué ce temps suspendu …

 

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
 
Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
 
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes ;
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés ;
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
 
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
 
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos,
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :
 
« Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,
Suspendez votre cours !
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
 
« Assez de malheureux ici-bas vous implorent ;
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
 
« Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : « Sois plus lente » ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

« Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! »
 
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
 
Hé quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ? quoi ! tout entiers perdus ?
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface
Ne nous les rendra plus ?
 
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
 
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
 
Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux !
 
Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés !
 
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit et l'on respire,
Tout dise : « Ils ont aimé ! » 

 

Alphonse de Lamartine

1820

 

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Méditation Taizė vendredi 3 avril

Jésus dit : Quand tu présentes ton offrande à l’autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis reviens et présente ton offrande. (Mt 5,17-37)

Dieu notre Père, dans l’humble prière nous nous rappelons la parole d’un croyant à Jésus : « Je crois, Seigneur, mais viens au secours de mon incrédulité. » (1) Quand en nous demeure une part d’incroyance, voilà que ta miséricorde soutient notre foi.

1. Marc 9, 24

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02 avril 2020

Bernard nous partage une découverte

[cette video date de 2016, une marche des femmes pour la paix :musulmanes, juives, chrétiennes ensemble pour la paix]

 

"Il est arrivé un grand petit miracle presque complètement ignoré par les médias :  des milliers de femmes juives, musulmanes et chrétiennes ont marché ensemble en Israël pour la paix.

 

Dans la nouvelle vidéo officielle du mouvement pour la paix "Women Wage Peace "la chanteuse israélienne Yael Deckelbaum chante la chanson "Prayer of the Mothers", avec des femmes et des mères de toutes les religions, montrant que la musique est en train de changer et doit changer.

 

Un acte d'amour, un miracle féminin qui vaut mieux que mille mots. 

 

Partagez cette nouvelle tout ce que vous pouvez ! 

 

Shalom Salam Paix"

Anne Flo Vanden Perre

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=YyFM-pWdqrY&feature=share

 

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"Plus que jamais faire preuve de solidariré face au défi mondial du coronavirus." CCFD

"Alors que notre pays et l’ensemble de la planète traversent une crise sanitaire sans précédent, nos pensées vont à toutes les personnes atteintes et à leur famille.


Le CCFD-Terre Solidaire a pris toutes les mesures pour protéger les bénévoles et les salariés de l’association ainsi que nos partenaires internationaux.

Une vingtaine de représentants des organisations partenaires que nous soutenons devaient venir en France ce mois de mars.


Ces femmes et ces hommes devaient témoigner de leur travail, présenter les « solutions » concrètes et durables qu’ils mettent en œuvre au quotidien contre les causes de la faim et des inégalités et rendre compte de l’impact de notre action."

Nous traversons actuellement une crise sanitaire, mais également politique

Suite de l'article ....

Plus que jamais, faire preuve de solidarité face au défi mondial du coronavirus

Alors que notre pays et l'ensemble de la planète traversent une crise sanitaire sans précédent, nos pensées vont à toutes les personnes atteintes et à leur famille. Le CCFD-Terre Solidaire a pris toutes les mesures pour protéger les bénévoles et les salariés de l'association ainsi que nos partenaires internationaux.

https://ccfd-terresolidaire.org

 

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Méditation Taizė jeudi 2 avril

Le peuple de Dieu n’a pas eu soif quand il le menait dans les déserts ; il a fait couler pour eux l’eau du rocher. (Is 48,12-21)

La joie et la paix du cœur sont d’incomparables valeurs pour suivre le Christ. La peur et l’inquiétude peuvent entamer la confiance de la foi.

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01 avril 2020

Très beau texte proposé par Mario : Interrogeons notre "humanité" dans cette "mondialité" à l'épreuve du coronavirus

Dr Hassan Mahamat Idriss dit Moustapha Dahleb l'une des plus belles plumes du Tchad a écrit ce qui suit :

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L'HUMANITÉ ÉBRANLÉE ET LA SOCIÉTÉ EFFONDRÉE PAR UN PETIT MACHIN.

 

Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d'invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l'ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment.

Ce que les grandes puissances occidentales n'ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yemen, ...ce petit machin l'a obtenu (cessez-le-feu, trêve...).

Ce que l'armée algérienne n'a pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (le Hirak à pris fin).

Ce que les opposants politiques n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (report des échéances électorales. ..).

Ce que les entreprises n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (remise d'impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d'investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques...).

Ce que les gilets jaunes et les syndicats n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée...).

Soudain, on observe dans le monde occidental que le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu'ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n'est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d'une vie réussie.

Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots vulnérabilité et solidarité.

Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l'argent n'a aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.

Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.

Quelques jours seulement ont suffi à l'univers pour établir l'égalité sociale qui était impossible à imaginer.

La peur a envahi tout le monde, elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme.

Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour clôner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.

Puisse cela servir à réaliser la limite de l'intelligence humaine face à la force du ciel.

Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation.

Il a suffi de quelques jours pour que l'Afrique devienne un continent sûr, que le songe devienne mensonge.

Il a suffi de quelques jours pour que l'humanité prenne conscience qu'elle n'est que souffle et poussière.

Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ?

Rendons-nous à l'évidence en attendant la providence.

Interrogeons notre "humanité" dans cette "mondialité" à l'épreuve du coronavirus.

Restons chez nous et méditons sur cette pandémie.

Aimons-nous vivants !

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Méditation Taizė mercredi 1er avril

Il n’y a pas de crainte dans l’amour ; au contraire, le parfait amour bannit la crainte. (1 Jn 4,16-19)

Si le Christ n’était pas ressuscité, il ne serait pas présent aujourd’hui auprès de nous. Il resterait comme un personnage remarquable dans l’histoire de l’humanité. Mais il ne serait pas possible de découvrir une communion en lui, d’échanger avec lui par la prière.

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